La Grande mosquée de Djenné au Mali

Si vous voulez voir la plus grande structure au monde qui soit faite en terre crue adobe (terre « banco »), rendez-vous à la Grande mosquée de Djenné au Mali. Elle se trouve dans la plaine alluviale du Bani, qui est affluent du Niger.

La première construction a été réalisée au XIIIème siècle. Pourtant, l’édifice actuelle a été construite dans les alentours de 1907.  

Une brève histoire

  La grande mosquée de Djenné ou mosquée de Komboro (en hommage au 26ème roi de Djenné, Koy Komboro) figure parmi les monuments les plus importants de l’histoire soudano-sahéliennes.

Ce monarque a fait rasé son palais pour y construire une mosquée. Elle a été détruite pour la première fois vers 1830 par l’empereur peul, Cheikou Amadou. Elle a subi de nombreuses reconstructions à travers l’histoire. Elle est classée patrimoine mondiale par l’UNESCO l’année 1988.  

La ville de Djenné

  Parlons un peu de la ville de Djenné. On peut dire que qu’elle fait partie des villes les plus anciennes de Mali et même d’Afrique.

En ce qui concerne le développement économique, politique, culturel ou social, elle et la ville de Tombouctou ont joué presque les mêmes rôles. Ce sont deux grands grands centres universitaires.  

Une gigantesque construction

  Avec ses 20 mètres de hauteur, cette édifice a été construite sur une place qui n’a jamais connu de construction religieuse. Elle dispose de 75 mètres de longueur et 75 mètres de largeur. Elle a été construite par le chef de la corporation des maçons bozos, les Baris, Ismaïla Traoré. Les briques d’argile (appelées djenné-ferés) avec lesquelles elle est construite sont des mélanges d’herbes et de bourgou.

Un crépi de banco, qui est une mélange d’argile et de paille de mil, couvre l’édifice. On peut affirmer que c’est la plus grande construction faite en terre crue à travers le monde. Au fil des années, elle a subi des érosions due aux pluies, au soleil et aux variations de température. Sachez que pour la conserver, chaque année, on réalise du crépissage.

Pour faire face aux inondations, la mosquée a été bâtie sur une plateforme surélevée de 5625 m². Un toit érigé sur la moitié de sa surface la protège, tandis que l’autre moitié sert de cour de prière. Ce toit est supporté par 90 piliers en palmier rônier. Le toit est percé de 104 trous d’aération. Le monument dispose également d’un espace regroupant les tombes des anciens chefs.  

Djénné et la langue française

  La mosquée de Djenné reçoit des millions de visiteurs venant des quatre coins du monde chaque année. Sachez qu’en Mali, on utilise le français comme deuxième langue. Ainsi pour pouvoir bien se communiquer avec les autochtones, il faut parler cette langue. Cela peut vous éviter de faire appel à un interprète et faire de l’économie.

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